Textile : l’informel, une bombe à retardement

Le drame de Tanger vient nous rappeler que des milliers de familles vivent d’un secteur informel de plus en plus prépondérant, face 
à un laisser-faire de l’État.

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Une usine de textile à Tanger, en mars 2018. Crédit: Fadel Senna / AFP

L’erreur serait de croire que le propriétaire de l’atelier de Tanger est le seul responsable de cette catastrophe. Tout le monde savait et on a laissé faire”, dénonce, ému, un professionnel du secteur. Depuis des années, les textiliens tirent la sonnette d’alarme quant à la multiplication des ateliers clandestins dans plusieurs villes du royaume. “On en compte des centaines à Casablanca, Tanger, Fès, Sidi Bennour, Guercif et ailleurs”, déplore un acteur du marché du textile. Si l’économie informelle est évaluée à plus de 30% du PIB, le textile est de loin le secteur le plus concerné. Selon une enquête de la CGEM publiée en 2018, 54% du secteur serait informel. L’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith) évalue le nombre d’emplois dans le textile informel à 200.000.

Pas de compétitivité sans informel

Un industriel
“Un produit local ne pourra jamais être compétitif…
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