Redouan Najah : “L’Afrique voit son cyberespace dépendant des compagnies étrangères”

Si les technologies liées à l’intelligence artificielle constituent un levier de développement important, elles ne sont pas sans risques pour l'Afrique, estime le co-auteur d’un rapport du Policy Center for the New South, qui relève une “cybercolonisation” du continent.

Par

Une employée du Google Artificial Intelligence à Accra, premier centre du géant américain en Afrique. Crédit: Cristina Aldehuela / AFP

L’Afrique voit son cyberespace chaque jour un peu plus exploité par des compagnies étrangères. C’est le constat d’un récent rapport du Policy Center for the New South, intitulé Intelligence artificielle et cybercolonisation : implications sur l’Afrique. Redouan Najah, assistant de recherche en relations internationales et géopolitique au sein du think tank et co-auteur du rapport, revient sur les enjeux et les conséquences de l’exploitation des données personnelles et des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) sur le continent.

à lire aussi

TelQuel : Quel regard portez-vous sur l’écosystème du secteur de l’IA en Afrique ?

Redouan Najah : L’intelligence artificielle est l’avenir de l’humanité. Elle est un élément de puissance de premier ordre, qui joue aussi un rôle croissant dans les relations internationales. Cette technologie suscite une compétition internationale intense entre les grandes puissances, où principalement deux modèles sont en concurrence, les États-Unis et la Chine, à travers…

article suivant

L’histoire du Maghreb vus par Laroui