Pieces of a woman : la force d’une femme

Après ‘White God’ primé à Cannes et ‘La lune de Jupiter’, le cinéaste hongrois Kornel Mundruczo revient avec ‘Pieces of a woman’. Un drame personnel et intimiste sur la reconstruction d’une femme après un évènement désastreux.

Par

Vanessa Kirby
À la Mostra de Venise 2020, l'actrice Vanessa Kirby a obtenu la Coupe Volpi pour son rôle dans Pieces of a Woman. Crédit: DR

Un plan séquence d’une vingtaine de minutes où, dans un appartement, on assiste aux douleurs d’avant l’accouchement, les moments de tendresse partagés entre le couple, la tension, le soutien de la sage-femme. Tout est visible, aucune place pour le hors-champ. Le bébé naît. Soudain, il arrête de respirer. L’ambulance arrive. Le ton du film est donné. C’est une chronique sur une femme : Martha. Elle va accoucher d’un enfant mort-né, devra affronter cette souffrance et en sortir encore plus forte. Le point de vue du réalisateur est ferme et précis, c’est sur elle que va se concentrer sa caméra. Une première scène au comble de la tragédie. Cathartique.

Kornel Mandruczo s’est servi de son histoire personnelle pour donner à voir un drame intimiste

À dire vrai, le film est tellement dense au début que l’on pourrait s’attendre à un film déprimant qui s’achèvera sur…

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