Abigail Assor : “Je voulais mon personnage victime du complexe de la langue française”

Une Française, belle et pauvre, un Marocain, laid et riche. Et l’envie de la première d’intégrer l’univers du second. La jeune écrivaine nous raconte les intentions derrière son livre.

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Abigail Assor
Abigail Assor. Crédit: Gallimard

Dans le premier roman d’Abigail Assor, Aussi riche que le roi, Sarah est une Française de 16 ans, qui grandit dans les bidonvilles de Hay Mohammadi, à Casablanca. Sa nationalité lui permet d’être scolarisée gratuitement au lycée français, où étudie la jeunesse dorée marocaine. Alors, chaque jour en allant au lycée, elle est confrontée à tout ce qu’elle n’a pas : le ventre plein, le chauffeur, le luxe, l’abondance. Naît alors un personnage plein de complexité, prêt à tout pour sortir de la misère. Et pour ça, on épouse un jeune héritier, qui n’est pas très beau, mais dont on dit qu’il est “aussi riche que le roi”.

Sarah, votre protagoniste, est française. Bien qu’elle ait grandi dans les bidonvilles de Hay Mohammadi, elle refuse de parler l’arabe. La langue française apparaît dans ce roman comme le premier facteur d’intégration dans les milieux bourgeois marocains…

En grandissant au Maroc, j’ai été…

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