Hajer Ben Boubaker : “Le Maroc a utilisé la musique comme réponse au pouvoir”

Créatrice du podcast Vintage Arab et spécialiste des musiques de langue arabe, la chercheuse Hajer Ben Boubaker revient sur la portée sociale et politique du patrimoine musical marocain.

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Le groupe Nass El Ghiwane est né dans les années 1970 à Casablanca, dans le quartir de Hay Mohammadi. Crédit: DR

Basée en France, la Tunisienne Hajer Ben Boubaker est une chercheuse indépendante sur les musiques de langue arabe. De sa passion pour ce patrimoine musical, elle a fait un podcast plébiscité : Vintage Arab, lancé en 2018 sur la plateforme Soundcloud. Sous un angle sociohistorique neuf, elle nous livre ses impressions sur la musique marocaine en particulier, notamment dans sa dimension politique.

TelQuel : Comment le sujet de la musique comme lutte éminemment politique s’est-il imposé à vous ?

Hajer Ben BoubakerCrédit: DR
Hajer Ben Boubaker : J’ai été, tout au long de ma vie, au contact de la musique politique. Ce genre m’a très vite interpellée, comme beaucoup de jeunes de ma génération. Avec des chansons du Libanais Marcel Khalifé ou de l’Égyptien Cheikh Imam, j’ai tout de suite trouvé que la musique permettait la transmission d’une histoire politique. La curiosité et les recherches…
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