“On est fatigués” : être musulman et de gauche en France aujourd’hui

Militant, professeur ou artiste, ils sont à la fois pratiquants et à gauche du spectre politique. Ces Français racontent à TelQuel comment ils naviguent entre les accusations d’“islamogauchisme”, les polémiques récurrentes sur l’islam et leur engagement.

Par

Anis Rhali, comédien et vidéaste. Crédit: Lina Rhrissi / Diaspora

Depuis quelques mois, dans les médias français, l’“islamogauchisme” est partout. Le 23 février dernier, la ministre de  l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a déclaré qu’il “gangrénait [la société]” et a demandé une enquête au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) sur l’idéologie en question à l’université. Le 22 octobre 2020, après la mort du professeur Samuel Paty par un terroriste islamiste, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer déclarait que l’islamogauchisme était un “fait social indubitable”. Le terme, d’abord apprécié par la droite et l’extrême droite, est désormais passé dans la bouche des membres du gouvernement. Pour les Français de confession musulmane se revendiquant de gauche, la pilule a du mal à passer.

Il y a eu les racialistes, les indigénistes et maintenant les islamo-gauchistes… Quel que soit le mot, in fine c’est pour taper sur les populations des…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés