Pourquoi faut-il (re)lire la littérature carcérale ?

Ces auteurs nous ont laissé un héritage littéraire conséquent. Plus de 40 ans après les faits qu’ils racontent et près de 20 ans après la publication de leurs récits, TelQuel leur a posé la même question : “Pourquoi faut-il continuer à vous lire en 2020 ?”

Par et

Prison
AFP

Jaouad Mdidech,

auteur de La Chambre noire (2000)

Jaouad Mdidech
Jaouad Mdidech.Crédit: DR
“Il faut lire et relire la littérature carcérale, car c’est une partie importante de l’histoire du Maroc que beaucoup de jeunes ne connaissent pas encore. Nous, auteurs, l’avons vécue aux côtés de nos amis et nos familles, mais pas eux. À la fin des années 1990, il y a eu ce déballage de livres du même genre, qui racontent les atrocités vécues par les détenus dans différentes prisons du pays. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que les gens ont découvert le fond des années de plomb. Aujourd’hui, certains disent que c’est du passé, et qu’il faut tourner la page : l’IER a été créée, nous avons été indemnisés et il faut oublier ça……
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