Ahmed Bouanani et le roman du livre qui raconte le cinéma

Plus de cinquante ans après le début de son écriture, La Septième porte d’Ahmed Bouanani est enfin publié. Histoire du cinéma marocain portée par un souffle de conteur, cette œuvre majeure est en soi une aventure.

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Ahmed Bouanani
Décédé en 2011, Ahmed Bouanani laisse une œuvre majeure, tant en termes de précision que pour sa valeur littéraire. Crédit: Famille Bouanani

Dans les contes populaires, il est toujours interdit d’ouvrir la septième porte. Nous, cinéastes marocains de 1984, sommes les personnages imprudents de la tradition. Nous n’avons pas peur de voler la clef et de voir ce qu’il y a au-delà de cette fameuse porte : notre art…”, écrivait Ahmed Bouanani en exergue à l’ouvrage qu’il a consacré à l’histoire du cinéma marocain. En entrouvrant cette porte, l’auteur d’un roman encore inédit, intitulé Le Voleur de mémoire, s’attendait-il à devoir faire face à tant d’obstacles qui l’empêcheraient d’en voir l’aboutissement et entraîneraient, après lui, sa famille dans cette entreprise titanesque ? C’est dans le bouillonnement culturel des années 1960, traversé par les interrogations sur le bilan de la période coloniale et le rapport du Maroc à son passé et à sa mémoire…

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