Le Maroc et Sinopharm, partenaires particuliers de la diplomatie chinoise

Indéniables outils de sa diplomatie sanitaire, les vaccins anti-Covid-19 développés par la Chine devraient inonder les pays en développement. Un dessein ambitieux aux consonances forcément stratégiques.

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signature de l'accord de coopération sanitaire entre le Maroc et la Chine
Le Maroc a signé deux accords avec le laboratoire chinois Sinopharm CNBG pour participer aux essais cliniques du vaccin contre le Covid-19, à Rabat le 20 août 2020. Crédit: MAP

Elle ne s’en cache pas : la Chine nourrit le rêve de sortir grande gagnante de la course aux vaccins, elle qui peut se targuer de placer quatre vaccins sur le top départ. Une course en deux temps. Un sprint d’abord, pour le développement de la précieuse dose, proche d’arriver à son terme. À défaut d’être le premier pays à disposer d’un vaccin homologué, elle comptera dans le peloton de tête. Et une course de fond, bien plus cruciale, où les différents laboratoires devront ferrailler pour se tailler la part du lion dans la distribution du vaccin à l’échelle mondiale. Sans bruit ou presque, la Chine pourrait bien arriver sur le podium. Le tout au nez et à la barbe de ses principaux concurrents, l’Union européenne et surtout les États-Unis.

Marchés émergents

Derrière ses objectifs sanitaires et économiques, la course aux vaccins revêt aussi une dimension géopolitique. Un enjeu de diplomatie mondiale pour le…

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