Rapprochement Maroc-Israël : MBZ se félicite de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara

Le prince héritier des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed al-Nahyan, s'est “félicité” de la “décision de Rabat de reprendre les contacts et les relations diplomatiques avec l'État d'Israël”.

Par

ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / POOL / AFP

Premier dirigeant arabe à avoir acté un rapprochement avec Israël, le prince héritier des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed al-Nahyan (MBZ) s’est félicité de la normalisation du Maroc avec l’État hébreu. “Nous nous félicitons de la déclaration des États-Unis de reconnaissance de la souveraineté du Maroc frère sur le Sahara marocain et de la décision de Rabat de reprendre les contacts et les relations diplomatiques avec l’État d’Israël”, a-t-il notamment publié sur ses réseaux sociaux.

MBZ a ainsi évoqué “une mesure souveraine qui contribue à renforcer notre quête commune de stabilité, de prospérité et de paix juste et durable dans la région”.

C’est depuis les Émirats arabes unis qui, en premier, avaient décidé de frapper un grand coup dans le processus de rapprochement entre Israël et les pays arabes en normalisant leur relations diplomatiques le 13 août. Une “percée spectaculaire” avait alors commenté Donald Trump, là encore principal instigateur du rapprochement. Le désormais président sortant des États-Unis avait qualifié cette normalisation d’“accord de paix historique entre nos deux grands amis”.

Après l’Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994, les Émirats arabes unis devenaient le troisième pays arabe à normaliser ses relations avec Israël, depuis sa création en 1948, depuis suivis par Bahreïn, le Soudan et désormais le Maroc.

Depuis la signature officielle des accords d’Abraham le 15 septembre 2020, un apaisement a été opéré entre les deux pays. Dans la foulée, Israéliens et Émiratis ont lancé leur première liaison aérienne directe mi-octobre 2020. Début décembre, la chaîne internationale i24News et le conglomérat Abu Dhabi Media ont annoncé un accord “historique” permettant un “échange” de contenus entre leurs rédactions basées dans les deux pays.

D’un autre côté, alors que les États-Unis ont annoncé l’ouverture d’un consulat à Dakhla dans la foulée, les Émirats arabes unis, eux, ont inauguré un consulat à Laâyoune dans la matinée du 4 novembre lors d’une cérémonie présidée par Nasser Bourita et l’ambassadeur des Émirats arabes unis au Maroc.

article suivant

Maroc et États-Unis main dans la main pour lutter contre le trafic illicite de pièces archéologiques marocaines