Nasser Bourita : "La reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara ne s'est pas faite en échange du rétablissement des relations avec Israël"

Suite à l’annonce, ce jeudi 10 décembre, de la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, le ministre des affaires étrangère Nasser Bourita a réfuté dans une déclaration au média Sputnik que "la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara soit faite en échange du rétablissement des relations avec Israël”.

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M. Nasser Bourita s'exprimant lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants

Pour le ministre des Affaires étrangères, les relations entre les deux parties datent des années 1990, le Royaume disposant jusqu’en 2002 d’un bureau de liaison avec Israël. « Certaines décisions qui nécessitaient le rétablissement du contact avec Israël ne peuvent être considérées comme une normalisation, d’autant plus que les relations existent entre les deux parties depuis de nombreuses années », précise-t-il.

Nasser Bourita a par ailleurs fait savoir que « le roi Mohammed VI a insisté sur la position marocaine par rapport à la cause palestinienne, qui reste inchangée ».

Par la même occasion, le ministre des affaires étrangères a affirmé dans une déclaration à la chaîne Al Jazeera que la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara est l’aboutissement de deux années de discussions entre les deux pays, notant qu’à travers cette décision, les puissances mondiales confirment qu’il n’existe pas de solution à la question du Sahara en dehors de la proposition marocaine.  

Nasser Bourita a fait savoir dans son appel que le bureau de liaison avec Israël, qui a été inauguré en 1994, sera réouvert, notant que le souverain a contacté directement après l’annonce le président palestinien Mahmoud Abbas afin de l’informer de ces développements.  

Le ministre a par ailleurs souligné que le développement des relations avec Israël ne se ferait pas au détriment de la cause palestinienne, notant que le Maroc réaffirme sa position par rapport à la séparation des deux États et la préservation du statut d’Al Qods.

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