Mohamed Hmoudane : “Je ne crois pas qu’un livre puisse changer radicalement le monde”

Dans cet entretien, Mohamed Hmoudane, écrivain et poète résidant en France depuis 1989, revient sur son travail d’écriture poétique, mais aussi sur ‘Le Ciel, Hassan II et Maman France’, publié en 2010, et qui reste aujourd’hui son roman le plus connu.

Mohamed Hmoudane
Mohamed Hmoudane. Crédit: DR

Vos œuvres sont parsemées de références rimbaldiennes. Est-ce de l’admiration, ou une façon de perpétuer l’héritage poétique révolutionnaire d’Arthur Rimbaud?

Rimbaud reste, pour moi, le plus grand poète français de tous les temps. Je ne me lasse pas de le lire, comme je ne me lasse pas, non plus, de lire Aimé Césaire, par exemple. Ce sont des poètes qui m’ont marqué, mais, même si on me compare souvent à eux ou à d’autres poètes de très grande envergure, ma langue, née du magma de mon propre parcours, des accidents survenus dans ma vie, et non d’une “mémoire textuelle”, demeure pétrie d’une telle singularité qu’elle “déconcerte” parfois. Le fait est que, me semble-t-il, lorsqu’on est dérouté par la puissance et l’originalité d’un texte, on cherche, au lieu de le creuser pour en tirer ce qui fait sa propre matrice, à…

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