Stress hydrique: bientôt la soif à Casablanca?

Alors que le Maroc se trouve en 
situation de stress hydrique, le sud 
et l’est ne sont pas les seuls touchés 
par le manque d’eau. Confrontée à l’urbanisation et à l’exode rural, à moyen terme, la capitale économique pourrait également connaître des tensions au niveau de cette ressource vitale.

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“L’épuisement constaté de la nappe phréatique de Berrechid confirme la baisse prochaine de la disponibilité en eau dans la région”, avertit Abdelali Sebbar, ingénieur en chef à la Direction de la météorologie nationale. Crédit: Miguel Schincariol / AFP

La précarité en eau n’est pas une question récente. Les sécheresses récurrentes ont énormément influencé la disponibilité en eau et plusieurs villes ont connu des coupures. “Nous sommes en situation de stress hydrique, puisque le ratio par habitant est aujourd’hui de l’ordre de 650 m3 par an alors qu’il était à 2000 dans les années 1970, nous avons donc beaucoup moins d’eau par habitant. Le défi du Maroc est de savoir comment concilier une demande en augmentation constante et des ressources limitées qui sont en baisse”, explique Fouad Amraoui, professeur en hydrologie à l’université Hassan II de Casablanca et président de l’Association de recherche-action pour le développement durable. Si elle semble moins touchée que les provinces de l’est et du sud du royaume, la région de Casablanca-Settat ne fait pas exception. “Si l’on fait…

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