Présidentielle au Burkina Faso : le vote de la diaspora, un modèle pour le Maroc?

Pour la toute première fois, les Burkinabè de l’étranger ont été autorisés à participer au scrutin présidentiel du 22 novembre. Un évènement historique, même si beaucoup reste encore à faire pour que ce vote devienne réellement significatif.

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La Constitution de la Ve République, promise par Roch Kaboré pour son second mandat, prévoit l’élection 
de plusieurs députés des 
Burkinabè de l’étranger. Crédit: OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Au moment où j’ai placé mon bulletin dans l’urne, j’ai su que le combat était gagné car on ne pourra plus jamais revenir en arrière!”, s’extasie Abdoulaye Ouibga, une émotion encore palpable dans la voix. Établi depuis plusieurs décennies en Côte d’Ivoire, ce Burkinabè a pu accomplir, “après avoir été plusieurs fois blagué”, son devoir civique depuis son territoire d’adoption. Dans l’unique centre électoral d’Abidjan, installé dans les vastes locaux du consulat général du Burkina Faso, situé sur les hauteurs du quartier des affaires du Plateau, les électeurs étaient plusieurs centaines à chercher leur bureau de vote parmi les 12 ouverts pour ce rendez-vous historique. “Je faisais la queue comme tout le monde, quand des gens m’ont reconnu et ont voulu me faire passer tout devant. Je n’étais pas d’accord mais j’ai fini par accepter. Ah vous connaissez, c’est comme ça en Afrique!”,…

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