Bavures policières: deux films français qui ont tenté de rectifier le tir

La Haine (1995) et Les Misérables (2019). Deux films coup de poing sur les violences policières envers une couche sociale bien déterminée. Pourtant, rien n’y fait. Les tensions injustifiées entre la police et les “jeunes des quartiers” sont toujours présentes.

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Les Misérables, Ladj Ly
Dans Les Misérables, Ladj Ly choisit de raconter son histoire du point de vue des policiers. Crédit: DR

Jeudi 26 novembre. Michel Zecler, producteur de musique français d’origine martiniquaise, fait l’objet d’une brutale agression par quatre policiers au sein de son studio, situé dans le 17e arrondissement à Paris. Des images chocs, qui font le tour des réseaux sociaux et des chaînes françaises. Un énième exemple de bavure policière. Pourtant, deux cinéastes français, de deux générations différentes et de presque 25 ans d’écart, avaient tenté, dans leurs films, d’instaurer le dialogue entre les forces de l’ordre et les Français d’origines maghrébine et subsaharienne. Deux points de vue différents mais qui utilisent le même procédé cinématographique : décortiquer les violences policières pour aller vers la compréhension. Ainsi, Mathieu Kassovitz et Ladj Ly sont arrivés au même constat : les violences policières ne font qu’attiser les flammes.

La Haine : un cri de révolte

Affiche La Haine de Mathieu Kassovitz Mathieu…

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