Femmes de jihadistes au Maroc : ni déradicalisation, ni soutien

Une fois au Maroc, les revenantes ne font l’objet d’aucun suivi psychologique, en dépit d’initiatives déjà existantes.

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Les revenantes n’ont toujours pas accès au programme Moussalaha de déradicalisation. Crédit: FADEL SENNA / AFP

Des allers motivés par certains idéaux mais des retours marqués par le sceau de la désillusion. “Ce sont des femmes qui se sont retrouvées en difficulté là-bas”, explique Mostafa El Rezrazi, senior fellow au Policy center for the New South, ayant pris part à des entretiens avec des revenantes marocaines.

“L’image qu’elles avaient de cet islam idéal ne correspond pas à la réalité qu’elles ont vécue, car on ne respectait pas la doctrine religieuse, sociale et éthique”

Mostafa El Rezrazi, expert en déradicalisation
Les maris pour la plupart mobilisés dans les camps de formation militaires ou religieux, les femmes sont généralement dévolues à un rôle domestique. “L’image qu’elles avaient de cet islam idéal ne correspond pas à la réalité qu’elles ont vécue, car on ne respectait pas la doctrine religieuse, sociale et éthique”, poursuit cet expert en déradicalisation. De quoi soulever la question de l’assistance psychologique au moment du retour au pays.

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