Fatiha Mejjati, l’incarnation de la violence au féminin

Formée par Al Qaïda avant de rallier Daech en 2014, la “veuve noire” a un parcours entièrement voué au jihad. Un cas à part.

Par et

RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Son nom suscite la méfiance chez nos interlocutrices. Des silences qui en disent long sur l’aura qu’elles prêtent à celle qu’on connaît sous le surnom de “la veuve noire”. Sous son voile intégral noir où d’épaisses lunettes rectangulaires comblent la fente laissée pour les yeux, Fatiha Mejjati, née en 1961 à Casablanca, dirigeait d’une main de fer plusieurs madafa de l’EI – ces maisons où transitent les femmes en attente de mariage. Une responsabilité qui l’a hissée haut dans la hiérarchie de l’organisation, au point d’être désignée par un autre surnom, tout autant évocateur: Oum Al Mouminine, la “mère des croyants”.

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