Abdelghani Youmni : “La machine économique ne dépend pas de l’endettement mais de réformes structurelles et volontaristes”

La dette publique bondit cette année, franchissant la barre des 76 % du PIB. Un niveau élevé qui préoccupe certains observateurs de la sphère économique et politique, mais aussi un défi à relever pour faire face aux répercussions de la crise et renouer avec la croissance.

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Abdelghani Youmni est docteur en économie et management public. Crédit: DR

Entre baisse des recettes de l’État, hausse du déficit budgétaire, besoin de relance de l’économie nationale et de maintien des réserves en devises à des niveaux acceptables, la crise sanitaire vient alourdir la dette publique qui devrait représenter, en 2021, l’équivalent de 76 % du produit intérieur brut (PIB), selon les dernières prévisions de Bank Al-Maghrib. Inquiétant ? Le point avec Abdelghani Youmni, économiste et spécialiste des politiques publiques.

TelQuel : L’investissement public et l’injection massive d’argent dans l’économie sont indispensables pour sortir de la crise, mais face au recul des recettes de l’État et à l’aggravation du déficit budgétaire, le recours à l’endettement public serait-il l’unique voie pour faire face à la conjoncture que nous traversons ?

Abdelghani Youmni : La baisse des recettes de l’État pour l’exercice 2020 s’élèvera à 40 milliards de dirhams, ce qui représente une perte de plus de 30 % des recettes fiscales attendues. Le déficit budgétaire…

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