Les leçons à tirer du RAMED

Les responsables chargés de mettre en œuvre la 
couverture médicale pour tous bénéficient déjà d’un constat: les erreurs qui ont émaillé la mise en place du RAMED à partir 
de 2012 et mené à son échec partiel.

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Il s’agit en premier lieu de ne pas se faire déborder par le nombre de bénéficiaires. Fondé sur les principes de l’assistance sociale et de la solidarité nationale au profit des populations vulnérables qui contribuent à leur financement, et des démunis qui en sont exemptés, le RAMED devait couvrir une population estimée à 8,5 millions de personnes, dont 45% en situation de précarité et 55% en situation de vulnérabilité. Ces derniers s’acquittent d’une contribution partielle annuelle de 120 dirhams par personne avec un plafond de 600 dirhams par ménage. Or, les personnes en situation de précarité représentent en réalité 90% des ramedistes, contre 10% en situation de vulnérabilité. Une explication: “Les gens s’arrangent pour être inscrits dans la catégorie des plus pauvres afin d’avoir la carte RAMED sans rien payer”, commente Mustapha Ibrahimi, député PJD et président des groupes thématiques sur la Couverture…

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