Crise sanitaire, manque de ressources humaines, absence de formation : la médecine d’urgence dans l’impasse

Dans un livre blanc sur les services de soin d’urgence, la Société marocaine de médecine d’urgence (SMMU) tire la sonnette d’alarme sur la situation critique de ce secteur. Pour TelQuel, le professeur Ahmed Rhassane El Adib, membre du conseil de la SMMU et chef des urgences au CHU de Marrakech, analyse ces carences.

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Le professeur Ahmed Rhassane El Adib tire la sonnette d'alarme quant à la nécessité de mieux répartir et de professionnaliser les services d'urgence. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

La Société marocaine de la médecine d’urgence (SMMU) a publié un livre blanc accablant sur la situation des services de soin d’urgence et préhospitaliers en Maroc, qui ont d’autant plus été fragilisés par la crise liée au Covid-19. Dans ce long rapport, les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur l’ensemble du territoire national, on ne compte que 118 services des urgences, 11 SAMU pour 16 régions sanitaires, et 24 médecins spécialisés dans la médecine d’urgence, pour un total de 6 millions de malades qui visitent ce service chaque année. Pour le reste, ce sont principalement des médecins généralistes ou d’autres spécialités qui se retrouvent affectés à ces services d’urgence qui représentent “la porte d’entrée de l’hôpital public” pour le professeur Ahmed Rhassane El Adib, membre de la SMMU, professeur…

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