Entre le pouvoir et l’opposition, le blocage politique se profile en Côte d'Ivoire

La réélection d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat, avec 94,27% des voix, 
a été proclamée par la Commission électorale indépendante (CEI). L’opposition, qui ne reconnaît pas le scrutin, a quant à elle annoncé la formation d’un Conseil national de transition. Alors que le pouvoir a répondu par la répression, ce durcissement des positions pourrait entraîner une recrudescence des violences intercommunautaires.

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Un partisan de ADO célèbre la victoire mardi 3 novembre
Le 3 novembre, les partisans d’Alassane Dramane Ouattara célébraient la victoire du président réélu, affublés de T-shirts aux couleurs du drapeau national. Crédit: RHRISSI / TELQUEL

Pas de vendeurs ambulants, d’hommes d’affaires en costumes, d’enfants flânant après l’école… Ce mercredi soir de novembre à Cocody, quartier privilégié d’Abidjan, les trottoirs sont inhabituellement déserts. Depuis les élections présidentielles du samedi 31 octobre, de nombreux  habitants de la capitale ivoirienne vivent relativement cloîtrés tandis que les camions de CRS patrouillent toujours dans les rues. Tous ont la même crainte de voir les violences de la crise post-électorale de 2010-2011 se reproduire. Depuis la proclamation des résultats provisoires mardi, à l’aube, par la Commission électorale indépendante (CEI), donnant le président sortant Alassane Dramane Ouattara (ADO) gagnant, les évènements se sont vite enchaînés. Le score annoncé est de 94,27% des voix au premier tour (contre 1,99% pour le candidat indépendant…

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