Mémoire : il faut réécrire notre histoire !

Arabité, hagiographie de la dynastie alaouite, héros de l’indépendance ignorés… l’histoire du Maroc officiel est un moyen d’affirmation politique qui a zappé des pans entiers de notre passé. Au grand dam des Marocains qui ont du mal à se reconnaître dans cette mémoire tronquée.

Par

Telquel

Quel rapport les Marocains entretiennent-ils avec l’histoire officielle? Ils ont deux attitudes, selon l’historien Mostafa Bouaziz: “Soit ils consomment l’histoire officielle, soit ils la rejettent du point de vue d’une mémoire ignorée”. La négation de la mémoire “peut toucher la mémoire amazighe, africaine ou de gauche”, poursuit Bouaziz, qui parle d’une “guerre des mémoires”. Avec dans le rôle de Goliath, un récit national aux assises consolidées, de l’autre des David qui veulent intégrer l’histoire du Maroc.

Idriss Ier, symbole de la continuité de l’État

L’Histoire est écrite par les vainqueurs”, assène le célèbre adage. Le Maroc ne fait pas exception. La narration de son passé s’est faite selon des considérations dynastiques et politiques, au gré des rapports de force. Premier exemple: la date de départ de cette histoire. Au lendemain de l’indépendance, dans une ambiance nationaliste…

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