Côte d'Ivoire, une campagne en trompe-l’œil sur fond de violences

L’opposition conteste le troisième mandat que brigue le président Alassane Ouattara. Les ennemis d’hier, Henri Konan Bédié, Pascal Affi N’Guessan, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro forment une alliance inédite pour appeler 
au “boycott actif” et à la “désobéissance civile”. Pendant trois numéros, TelQuel suit depuis Abidjan le choix des Ivoiriens de leur futur Chef d’État.

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Un bus incendié suite à une manifestation à Cocody, le 19 octobre. à Abidjan. En arrière-plan, une affiche d’Alassane Ouattara. Crédit: LINA RHRISSI / TELQUEL

La fumée s’échappe de la carcasse d’un autocar entièrement brûlé plus tôt dans la matinée. Les passants s’arrêtent pour le prendre en photo. Ce lundi 19 octobre, c’est ce qu’il reste d’une manifestation violente au carrefour de la Riviera II, situé dans la commune chic de Cocody, à Abidjan. À l’approche des élections présidentielles du 31 octobre, la tension commence à monter en Côte d’Ivoire. Le même jour, il y aurait eu un mort et une dizaine de blessés à Bounoua, ancien fief de l’ex-Première dame Simone Gbagbo, à 60 kilomètres de la capitale économique. Des affrontements auraient également eu lieu à Dabou, Divo et Yamoussoukro.

“Ils ont commencé à bouger les véhicules, brûler des pneus, lancer des bombes lacrymogènes…”

Fulgence*, Ivoirien de 20…

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