Ibtissame Betty Lachgar : “C’est un crachat au visage des plaignantes que de constamment protéger les agresseurs”

DR

Smyet bak ?

Saïd.

Smyet mok ?

Malika.

Nimirou d’la carte ?

Citoyenne du monde.

Vous avez la réputation d’être provocatrice et toujours en colère. Qu’est-ce qui vous énerve aujourd’hui ?

La colère fait partie de ma personnalité et de mon activisme. Comment être activiste sans être indignée ? Il n’y a pas un sujet qui me met plus en colère qu’un autre, mais les violences sexistes et sexuelles et la culture du viol me préoccupent, particulièrement en ce moment.

Dans ces affaires, la présomption d’innocence, on en fait quoi ?

On peut tout à fait respecter la présomption d’innocence et condamner la culture du viol, il faut savoir faire le distinguo. Le premier principe est juridique, mais il n’a pas d’équivalent pour protéger les plaignantes (en majorité des femmes). Partout dans le monde, la présomption d’innocence est surtout brandie dans les affaires de viol quand les victimes parlent.

“Il est temps de déconstruire ce mythe de la victime menteuse”

Ibtissame Betty Lachgar
On va dire qu’elles l’ont cherché, et c’est ça la culture…

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