Écoles privées, nos enfants en otages

La colère des parents d’élèves d’écoles privées, déçus par le modèle d’enseignement, les poches vidées par des frais de scolarité sans cesse revus à la hausse, a atteint son paroxysme avec la crise du Covid-19. Une modification attendue de la loi réglementant le secteur de l’enseignement privé va-t-elle enfin mettre fin à l’anarchie actuelle?

Par et

Telquel

Le bras de fer entre parents d’élèves et écoles privées, remis sur le tapis médiatique à chaque rentrée scolaire, prend cette année une tournure particulière. La crise du Covid-19 et, avec elle, l’instauration de l’état d’urgence sanitaire depuis six mois et la mise en place de l’enseignement à distance, total ou partiel, a définitivement brisé le lien déjà tendu entre les deux parties. Elle a également révélé au grand jour les failles d’un système d’enseignement qui échappe à tout contrôle et remplit les poches de certains administrateurs entre les mains desquels prospèrent des mastodontes de l’enseignement privé. “Nous avons choisi de ne pas réinscrire notre fille cette année dans l’école privée où elle étudiait, car les frais de scolarité avaient encore augmenté (+6%) sans que l’administration…

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