Pour Saadia Slaoui Bennani, la parité hommes-femmes reste “l’apanage de quelques grandes entreprises marocaines”

Le gouvernement a proposé, le 18 août dernier, un avant-projet de loi visant à réaliser la parité hommes-femmes dans les organes de gouvernance des sociétés anonymes. Saadia Slaoui Bennani, présidente de la Commission Entreprise responsable et citoyenne de la CGEM, livre quelques pistes pour, enfin, y parvenir.

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Saadia Slaoui Bennani, qui est également membre de la CSMD, souligne la nécessité d'une "stratégie nationale pour l’application des dispositions de la Constitution en matière de parité et d’égalité des chances". Crédit: CGEM

Fin du plafond de verre pour les femmes dans les organes de gouvernance des entreprises ? Le 18 août dernier, le gouvernement a dévoilé un avant-projet de loi modifiant et complétant la loi n° 17.95 relative aux sociétés anonymes. Comme l’explique le ministère du Commerce et de l’Industrie dans le préambule du texte, le but de cette réforme est de “réaliser l’objectif gouvernemental de faire figurer le Maroc dans le top 50 du classement Doing Business”. Parmi les mesures phares de l’avant-projet de loi, la parité hommes-femmes dans les organes de gouvernance des sociétés anonymes (article 39). Le texte ne détaille cependant pas les outils à même de réaliser cette parité. Véritable révolution ou vœu pieux, nous avons posé la question à Saadia Slaoui Bennani, présidente de la Commission Entreprise responsable et citoyenne de la CGEM…

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