“Confinés dans un autre monde” : récit d’une colère tangéroise face à une crise sanitaire locale sans précédent

Fermeture des plages et espaces verts, blindés militaires en plein centre-ville... les Tangérois oscillent entre colère et incompréhension face à la sévérité des mesures imposées par les autorités locales, tandis que les conditions sanitaires et hospitalières s’essoufflent.

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À Tanger, l'accès aux plages est interdit. Crédit: MAP

Les Tangérois croiraient presque à une malédiction. Alors que la ville du Détroit déplore un nombre record de décès liés au Covid-19, le déploiement de plusieurs blindés militaires au sein de la ville, entre autres mesures, attise d’autant plus l’ambiance morose et la colère des citoyens envers les autorités locales. En toile de fond : un personnel médical essoufflé, et des infrastructures sanitaires débordées.

Un mal pour un bien ?

Face à l’apparition de plus de mille cas positifs à Tanger ces deux dernières semaines, dont plus d’une vingtaine au sein de l’Itihad de Tanger, les autorités locales ont été contraintes de durcir les mesures et restrictions sanitaires. Un premier communiqué de l’Intérieur, le 4 août, a imposé un durcissement des mesures sanitaires, avec notamment la fermeture des cafés à 22 heures et un accès totalement interdit aux plages, forêts et parcs publics. [blockquote…

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