Ambassadeur-secrétaire général, wali-directeur : des nominations pour outrepasser le gouvernement ?

Le 6 juillet, la nomination des futurs ambassadeurs a été marquée par celle de Mounia Boucetta au poste d’ambassadeur-secrétaire général. Ne concernant pas réellement une nomination à l’étranger, cette dernière aurait dû, selon les textes, être nommée en Conseil de gouvernement, et non en Conseil des ministres. De là à penser que cette nomination est anticonstitutionnelle ?

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Mounia Boucetta. Crédit: DR

A chaque été, ou presque, le même ballet. Dans quelques-unes des 104 représentations diplomatiques que compte le royaume à travers le monde, le mercato du corps diplomatique bat son plein, officialisé par Mohammed VI qui attribue les prochaines affectations, en attendant la remise des lettres de créance. Une pratique à laquelle n’a pas dérogé cette année 2020. Ce 6 juillet, une petite vingtaine de mouvements ont été annoncés dans les différentes chancelleries. Ou plutôt “dix-neuf moins un” en réalité, puisqu’une nomination ne fait pas l’objet d’une expatriation : celle de Mounia Boucetta, appelée à devenir la nouvelle ambassadrice-secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères (MAE). Loin d’être une anomalie — ce poste existe depuis le début de la dernière décennie —, c’est son mode de nomination qui pose…

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