Dossier : pas facile d’être amoureux au Maroc

Pas facile d’être amoureux au Maroc. Ce sentiment somme toute banal est alourdi par le poids de l’éducation, de l’héritage socioculturel, et d’un rapport complexe avec l’argent.

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Au Maroc, on ne se marie généralement pas par amour, on choisit son partenaire légitime conformément à une batterie de critères excluant quasiment les sentiments. Crédit: Rebel Spirit

Le jour où ma mère m’a dit que mon père lui tient la main pendant qu’elle dort, je l’ai interrompue avant même qu’elle finisse son histoire. Cela fait quinze ans que je ne suis plus vierge, et entendre des récits de démonstration d’amour concernant mes parents m’a l’air plus obscène que le fait de regarder un film porno”, raconte Ihsane, une publicitaire de 33 ans.

Archive : article de Nouhad Fathi, paru dans le TelQuel n° 656, le 13 février 2015. Illustrations : Rebel Spirit

Parler d’amour met mal à l’aise, presque de la même manière que s’il s’agissait de sexe dans ses détails chirurgicaux. À croire que l’amour en tant qu’émotion est tabou, au même titre que son équivalent physique. “Dans la pratique quotidienne, l’amour est pourchassé, car dès qu’il est évoqué, on le lie à la sexualité, comme si on refusait à la liaison entre un homme et une femme la tendresse et l’attachement”,…

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