Déclaration de patrimoine : les dessous de la révocation de 26 élus locaux

26 décrets révoquant autant d’élus locaux ont été signés le 22 juin par la Chef du gouvernement. Motif : non-déclaration de leur patrimoine, en vertu de la loi 54-06 qui en fait une “obligation”. Ils rejoignent une longue liste d’élus débarqués pour fautes graves durant l’exercice de leur mandat. À quoi s’exposent-ils ? Pour quels changements dans les mécanismes de limogeage des édiles ? Et pour quelle signification politique ?

Par

Pour le politologue Mohamed Zineddine, “c’est un message politique aux Marocains, pour les inciter à se présenter aux bureaux de vote durant les prochaines échéances électorales” Crédit photos : AFP

Ce 22 juin, le couperet est tombé sur 26 élus communaux représentant 10 partis politiques. Malgré les mises en demeure de la Cour des comptes, ces responsables tenus de déclarer leurs biens n’avaient pas régularisé leur situation. La déclaration obligatoire de patrimoine (DOP) les a donc expulsés du circuit politique. Abstraction faite des prolongations de délais, la loi stipule qu’un élu doit faire sa DOP dans les trois mois suivant l’annonce de son élection. Comment expliquer tout ce décalage, sachant que les élections communales se sont déroulées en septembre 2015 ? “C’est un grand problème, car ces révocations arrivent en fin de mandat (prévue pour 2021, ndlr) et sans déboucher sur une procédure rétroactive”, signale le…

article suivant

Abdelmadjid Tebboune : "La construction de bases militaires à nos frontières est une forme d’escalade qui doit s’arrêter"