Rachid Boufous : “Le sous-développement, c’est nous qui l’avons fabriqué”

Rachid Boufous, architecte

Smyet bak ? Mohammed. Smyet mok ? Hennou. Nimirou d’la carte ? Obligé de le donner ? Vous êtes architecte, mais vous commentez régulièrement l’actualité sur votre page Facebook, sur des sujets divers : économie, société, politique… Comment faites-vous pour avoir un avis sur tout, tout le temps ? Notre formation d’architecte est basée sur la culture générale. Nous devons nous intéresser à tous les aspects de la société, tout ce qui se construit : là où on marche, travaille, vit, se soigne. Tout cela est dessiné par un architecte. Il est au centre de la société, il doit être au courant de son évolution car il invente de nouveaux cadres de vie qui doivent s’adapter au vécu des sociétés. On se retrouve donc à avoir un avis sur tout. Bien sûr, je lis aussi beaucoup et je tâte la température du monde sur les réseaux sociaux. Vous utilisez souvent le hashtag #iwaghirsellek (laisse aller) pour dénoncer des absurdités urbanistiques. Vous l’avez même écrit sur un T-shirt. Pourquoi avoir choisi ce mantra ? C’est une manière de dénoncer le laisser-aller qui a fait…

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