Ecoles privées : Bonnet d’âne et blanc bonnet ?

Qualité pédagogique qui laisse à désirer, professeurs non-payés, courses à la récolte des derniers frais de scolarité… à l’épreuve du coronavirus, la copie des établissements privées s’avère plus que brouillonne. Alors que les établissements du Royaume resteront fermées jusqu’à la rentrée prochaine, en septembre 2020, les derniers mois de l’année scolaire s’annoncent encore agités et les réponses politiques, quasiment absentes.

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Selon le Policy Center for the New South, l’enseignement à distance pouvait s’avérer un facteur de “creusement des inégalités déjà existantes en matière d’accès, de qualité et de rétention.” Crédit : Alain Jocard/AFP Crédit: Crédit : Alain Jocard/AFP

Chaque semaine depuis la mi-mars, Meryem reçoit la même relance qui l’enjoint à s’acquitter des frais de scolarité de sa fille, élève en première année dans un collège privé casablancais. Un SMS sobre, générique, envoyé à tous les parents d’élèves dans la même situation. Une piqûre de rappel, doublée d’appels : “La semaine dernière, ils m’ont appelé presque chaque jour pour savoir si j’allais payer”, fulmine-t-elle. La situation de Meryem fait écho à celle partagée par une grande majorité de parents d’élèves. Dans un secteur privé qui accueille plus d’un million d’élèves chaque année, qui contribue à 14,5% de l’offre pédagogique nationale, le poids sur certains ménages est conséquent. Et souvent considéré comme “sans alternative”. Depuis la fermeture des écoles,…

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