L'acteur Rafik Boubker poursuivi en état de liberté pour atteinte à la "sacralité du culte"

Le tribunal de première instance a décidé de poursuivre l’acteur Rafik Boubker en état de liberté contre une caution de 5.000 dh, et ce pour outrage à l’Islam et violation des mesures de l’état d’urgence sanitaire.

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Boubker Rafik, 47 ans, est accusé d’avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux « le montrant dans un état anormal, tenant des propos blasphématoires contre l’Islam et portant atteinte à la sacralité du culte« , selon un communiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).Dans cette vidéo, l’acteur injurie les imams, appelle à faire ses ablutions avec du « whisky et de la vodka« , et vante les mérites de l’alcool pour se « connecter avec Dieu« , sur le ton de la plaisanterie.A ses côtés sur la vidéo, figurent les administrateurs d’un groupe Facebook très populaire, « L’apéro », conçu comme un « bar virtuel » pour partager des bons plans de soirées arrosées.

Dans un communiqué, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) indique que les services chargés de la veille informatique ont constaté un contenu numérique relayé sur les réseaux sociaux montrant le suspect, qui était dans un état anormal, tenant des propos blasphématoires contre l’Islam et portant atteinte « à la sacralité du culte« . Mardi, l’acteur a présenté ses excuses pour « ses propos déplacés » en postant une nouvelle vidéo sur Instagram, dans laquelle il évoque une « erreur« : « je n’étais pas dans mon état normal. Je voulais juste plaisanter« , dit-il. De son côté, la DGSN a dit avoir « reçu nombre de plaintes de la part de plusieurs citoyens (…), ce qui a nécessité l’ouverture d’une enquête judiciaire. »

L’acteur a été placé en garde à vue pour « élucider les tenants et aboutissants de ces actes criminels et déterminer les complices ayant filmé ce contenu numérique », selon le communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi. Il risque de six mois à deux ans et/ou une amende de 20.000 à 200.000 dirhams (entre 1.850 et 18.500 euros), selon l’article 267 du Code pénal.

 

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