Pour Mohamed Drissi Melyani, la digitalisation à marche forcée n’est pas uniquement due à l’urgence sanitaire

Edtech, Legaltech, Healthtech, e-gov... la crise sanitaire a donné 
un coup de boost à la numérisation des process dans notre pays. Ce basculement est-il un épiphonème, ou bien s’inscrit-il dans le temps long ? Le directeur général de l’Agence de développement du digital (ADD), Sidi Mohamed Drissi Melyani, explique.

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Le directeur général de l’agence de développement du digital (aDD), Sidi Mohamed Drissi Melyani.

L’état d’urgence sanitaire a accéléré le basculement de l’administration vers la dématérialisation de certaines procédures. Est-ce un mouvement de fond qui sera maintenu après le déconfinement ? Tout d’abord, il est important de souligner que tous les pays ont été frappés par cette épidémie, ce qui a impacté sérieusement le fonctionnement aussi bien du secteur public que privé. Cela a bouleversé les pratiques classiques en ayant recours aux nouvelles technologies comme moyens de pérennité et d’efficacité. Au Maroc, la conjoncture actuelle a effectivement accéléré la mise en œuvre de certains projets de digitalisation des procédures administratives. En effet, depuis l’apparition de la pandémie du Covid-19, les administrations ont fortement privilégié l’adoption des outils digitaux pour répondre aux besoins nés de cette dernière et aussi relever les défis liés à l’urgence d’assurer la continuité…

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