Confinement : l’enfer, c’est les autres

Confinés en couple, en famille ou en colocation, certains vivent une véritable épreuve du feu pendant cette pandémie, entre engueulades, ruptures 
et stratagèmes pour fuir une promiscuité pesante. 
Si proches, trop proches.

Par

Telquel

Dans sa pièce de théâtre Huis Clos, écrite en 1943, le philosophe français Jean-Paul Sartre met en scène le “confinement” forcé de deux femmes et un homme. Jetés en enfer, ils sont condamnés à vivre ensemble et à se supporter pour l’éternité, chacun sous l’œil accusateur de l’autre. Un châtiment qui fait dire à l’un des personnages, Garcin, cette phrase désormais célèbre: “L’enfer, c’est les autres”. Alors que le Maroc entame sa sixième semaine de confinement, la vie à deux ou plus commence à devenir un véritable cauchemar pour certains. Des petits dérangements du quotidien aux grandes ruptures, des engueulades aux incompréhensions, la promiscuité forcée révèle au grand jour des conflits relationnels souvent latents.

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