Fermeture des frontières : la galère des Marocains coincés à l’étranger

Victimes collatérales des fermetures de frontières pour endiguer 
le coronavirus, des milliers de Marocains sont pris au piège depuis que le royaume est devenu une forteresse. Entre système D et sentiment d’abandon, 
ils racontent leur quotidien.

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Contraints de rester à quai, ces Marocains font face à une tâche ardue : gérer une situation inédite, avec des mesures de confinement parfois drastiques, dans des pays inconnus. Crédit: KARIM SAHIB / AFP

Il faut se l’imaginer pour comprendre. Et encore, ça ne suffirait pas”. Quand Mohamed Alae a posé pied au Canada, mi-octobre, il pensait ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. Construire la sienne ailleurs, et découvrir un nouvel environnement, en attendant mieux. Financier au Maroc, à “un bon poste”, les premiers mois d’adaptation outre-Atlantique se sont avérés rudes. Ses diplômes français et marocains n’étant pas reconnus, il se tourne rapidement vers du travail général, des petits boulots “trop physiques et mal payés” : entre 600 et 700 dollars canadiens (4400 à 5200 dirhams). Une récompense bien maigre pour survivre à Montréal, où il habite d’abord en colocation. Il arrête et prend son mal en patience.

Parmi ces 16.000 Marocains coincés à l’étranger, 2218 bénéficient d’une assistance financière qui porte sur le logement, la nourriture 
et les soins médicaux

Le 28 janvier 2020, le Canada déclarait son…
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