Gouvernement : Lost in translation

Communication imparfaite, tests insuffisants… la semaine 2 de confinement a mis au jour les premiers signes de fébrilité.

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Le directeur de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Mohamed Lyoubi, a dû rétropédaler publiquement en moins de 24 heures, sur l’achat des masques sud-coréens. Crédit: MAP

Présent lorsqu’il a fallu adopter des mesures proactives pour contenir la propagation du coronavirus, le gouvernement semble, depuis, hésitant. “Les ministres qui ne sont pas impliqués dans la gestion de crise pensent à des plans de relance dans leurs différents secteurs”, explique une source proche de l’Exécutif. Mais c’est d’abord la communication des autorités et son défaut de cohésion qui ont fait débat. “Transparence”, le terme semblait pourtant érigé en maître-mot dès les premiers signaux de la crise, et l’apparition, le 2 mars dernier, du patient zéro, un ressortissant revenu d’Italie. La communication doit servir un dessein et elle atteint ses buts dans ce cas-là”, nous expliquait, il y a quelques semaines, Soraya Kettani, analyste en communication politique. Elle notait déjà un gouvernement trop dans une phase “d’information plutôt que de communication”, n’anticipant pas assez la maîtrise des événements. C’est notamment sur ce point qu’a péché…

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