Le tournage des séries télévisées de Ramadan à l'arrêt

En Égypte, principal producteur de ces shows télévisés, 80 % des tournages sont à l’arrêt.

Par

Le coronavirus a durement frappé le secteur des arts et du divertissement. Crédit: DR

Les producteurs du Moyen-Orient n’ont pas pu achever le tournage de leurs célèbres séries télévisées du Ramadan, débutant fin avril, à cause de la pandémie de nouveau coronavirus. Épisodes inachevés et plateaux désertés, de nombreux studios ont dû interrompre leur tournage, à cause des mesures drastiques prises par les pays de la région pour endiguer la propagation de la maladie de Covid-19. En Égypte, l’un des principaux pourvoyeurs de séries télévisées, aucun ordre officiel de fermeture des studios n’a été émis, mais “80 % des tournages ont quand même cessé”, selon l’estimation d’Achraf Zaki, chef du syndicat des acteurs.

Drame populaire

Si des tournages ont été interrompus au Liban et au Koweït, les caméras continuent de tourner dans d’autres pays comme aux Émirats arabes unis, mais sous des règles strictes, comme la limitation de personnel non essentiel sur les plateaux. Grand groupe médiatique panarabe basé à Dubaï, MBC “stérilise constamment les studios et les lieux de tournage” et met en place des “unités d’urgence” médicales, affirme à la presse son porte-parole, Mazen Hayek.

à lire aussi

Face à une demande croissante de divertissement pendant ce mois, les audiences et les prix de la publicité à la télévision montent en flèche et de nombreuses productions proposent des séries télévisées pendant l’iftar et le sohour. Drames sentimentaux, comédies familiales, sagas historiques ou thrillers haletants font le menu quotidien des chaînes, engagées dans une bataille acharnée pour l’audimat.

Cette année, le nouveau coronavirus frappe durement le secteur des arts et du divertissement : les festivals sont reportés et les cinémas fermés dans de nombreux pays. Mais pour des inconditionnels, passer le ramadan sans séries télévisées est impensable.

(avec MAP)

article suivant

Enass, un nouveau média pour les “sans-voix” au Maroc