“On te regarde comme si c’était toi le virus” : les livreurs à domicile au temps du coronavirus

Pour les livreurs en deux roues, l’activité continue malgré l’épidémie de coronavirus. Parfois regardés d’un mauvais œil, ils ont la tâche ingrate, dangereuse aussi et peu récompensée du fait des risques encourus. Pour TelQuel, certains d’entre eux se confient, entre indifférence et fatalité.

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McDonald’s de Ain Diab, en temps de coronavirus. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

L’image est inhabituelle, synonyme des temps actuels. Les vitres teintées qui surplombent le McDonald’s du quartier Maârif sont plus ternes qu’elles ne l’ont jamais été. D’ordinaire, les badauds se plaisent à apprécier les reflets du défilé incessant des lumières et voitures — rouges le plus souvent — de ce carrefour bondé à toute heure de la journée. Les rythmes de la ville battent peu en temps d’épidémie. Et l’enseigne de fast-food, “McDo-Maarif”, comme on l’appelle communément, naturellement dépeuplée, rideaux de fer tirés. Preuve de l’inactivité, l’absence des scooters et livreurs qui fourmillent habituellement rue Kadi Iass. Ces derniers sont à l’arrêt depuis le samedi 21 mars, peu après midi. Moins d’une journée après que l’état d’urgence sanitaire a été décrété et la limitation des déplacements fortement suggérée par les autorités. “Lorsque je suis rentré d’une commande pour…

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