Etat d'urgence sanitaire, la vie sous cloche

Face à une épidémie qui se propage, les autorités ont décidé 
de placer le pays en confinement, à l’instar de nombreux autres. 
Un régime exceptionnel qui a connu des couacs.

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A Sale, le 24 mars 2020. Crédit: FADEL SENNA / AFP

Des rues désertées et un silence qui règne. Un trafic et des mouvements réduits a minima. Des masques, des gants et des distances de sécurité. De rares commerces encore ouverts. Des policiers sur le qui-vive. L’armée en renfort. Un secteur hospitalier sous pression. Les marginalisés oubliés au coin de la rue. Des populations de plus en plus fragilisées. L’ennui au sein des foyers qui remplace la routine des lieux de travail. Des cas et des décès qui se multiplient ailleurs. Les écrans comme seul lien avec l’extérieur. Aller au-devant des nouvelles. Un possible remède aussi. Attente et anxiété. Une pluie passée inaperçue. Et puis, des annonces quasi quotidiennes, alors que la situation risque d’empirer chez nous où les chiffres grimpent aussi. Avec un mot sur toutes les lèvres, partout, tout le temps : coronavirus. Vendredi 20 mars, 18 h : le Maroc découvre la vie sous cloche.

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