L'informel au pied du mur

C’est l’un des dossiers les plus épineux de la crise liée à la pandémie du Covid-19 dans le royaume : la question de l’indemnisation des millions de Marocains qui vivent de petits métiers journaliers ou non déclarés et qui se trouvent du jour au lendemain sans aucun filet de sécurité.

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A Salé, près de Rabat, le 24 mars 2020, les personnes sont invitées à rejoindre leurs habitations. Crédit: FADEL SENNA /AFP

Depuis l’annonce du confinement général de la population, pour une période d’au moins un mois, les Marocains travaillant dans le secteur informel, qui peinent déjà à joindre les deux bouts en temps normal, se trouvent dans une situation d’extrême précarité. Vendeurs ambulants, gardiens de voitures, tayabate dans les hammams, travailleurs journaliers, serveurs et garçons de café non déclarés… la mise en quarantaine de tout le pays pèse lourd sur les finances de millions de personnes désormais privées de sources de revenus et pour lesquelles des mesures d’aides tardent à être prises. “En se confinant de manière généralisée, les petites interactions sociales quotidiennes, qui permettent à cette économie informelle d’exister disparaissent”, explique le sociologue Mehdi Alioua. Et il ajoute : “Cette économie, qui concerne au moins le tiers des Marocains, c’est l’inverse…

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