El Othmani annonce doubler le nombre de lits de réanimation pour atteindre 3000

Le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani a annoncé que suite aux instructions royales, le Maroc augmentera son nombre de lits de réanimation pour atteindre la barre des 3000.

Par

Saad Eddine El Othmani au Parlement, en décembre 2019. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Suite aux instructions royales, le Maroc et son autorité sanitaire font leur possible pour limiter la propagation du Covid-19. Dans ce sens, on cherche à augmenter le nombre de lits de réanimation qui est actuellement estimé à 1640”, a déclaré le chef de gouvernement Saad Eddine El Othmani, ce vendredi 27 mars. Le principal sujet de cette réunion du Conseil de gouvernement était la pandémie de coronavirus, et la capacité du pays à y faire face.

Sur un ton plus rassurant, le chef de gouvernement affirme ainsi que “ce nombre augmentera pour atteindre le seuil des 3000 lits de réanimations lors des prochaines semaines,  et ce, grâce à l’acquisition de plusieurs respirateurs.

2 milliards de dirhams d’investissement

D’après un communiqué du ministère de l’Économie ce même jour, deux milliards de dirhams du fonds spécial de lutte contre le coronavirus ont été alloués au profit de la santé publique. Un montant nécessaire au renforcement du dispositif médical national en vue d’affronter la prochaine hausse du nombre de personnes hospitalisées.

Parmi les nouvelles acquisitions, des équipements médicaux et hospitaliers : 1000 lits de réanimation, 550 respirateurs artificiels, 100.000 kits de prélèvement naso-pharyngé, 100.000 kits de test, ainsi que des équipements de radiologie et d’imagerie. Ont également été achetés médicaments, produits pharmaceutiques, consommables médicaux, réactifs et gaz médicaux.

En outre, les capacités de l’administration sanitaire ont été augmentées à travers l’attribution de fonds supplémentaires dédiés à la rémunération du personnel soignant et aux programmes de désinfection et de nettoyage. Ces opérations de renforcement vont se poursuivre, ajoute le communiqué.

article suivant

La crise vue par les experts comptables