L’Ordre des médecins met quatre cliniques à Rabat à disposition de l’État

Le Conseil régional Rabat-Salé-Kénitra de l’Ordre national des médecins a annoncé le 25 mars mettre quatre cliniques privées à la disposition de l’État. La section régionale de l’Ordre s’engage également à équiper ces structures en cas de besoin.

Par

“Nous avons une capacité de 9.000 lits dans toutes les cliniques privées. S’il le faut, nous les mettrons à disposition des patients Covid-19”, déclare Redouane Semlali. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Les médecins du secteur privé s’engagent aux côtés de l’État dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Dans une missive adressée aux médecins de la région de Rabat-Salé-Kénitra, la section régionale de l’Ordre national des médecins annonce la mise à disposition de quatre cliniques privées au profit de l’État. L’organisation professionnelle s’engage également, au nom de ses adhérents, à fournir les structures en équipements en cas de besoin.

Suite à une réunion organisée le lundi 23 mars avec les représentants des cliniques de Rabat et régions, les acteurs de la santé du secteur privé se sont engagés “à se joindre à l’effort national en mettant en œuvre toutes les ressources humaines et le matériel dont ils disposent”.

Mécènes d’Hippocrate

Selon le document, le docteur Hassan Afilal, président de l’association des cliniques privées de Rabat et régions a ouvert à l’État le Centre de réanimation néonatale et pédiatrique situé dans le quartier Hassan de Rabat.

Son vice-président, le docteur Karim Tazi a quant à lui mis trois établissements à disposition de l’État : la Clinique du regard et de la silhouette, la Clinique internationale de Rabat, et la Clinique Souissi. D’après la même source, les autres cliniques de la région sont prêtes à mettre à disposition leurs locaux en cas de besoin.

Le Conseil régional dévoile également que de nombreux médecins du secteur privé aux spécialités diverses se sont portés volontaires afin de “joindre leurs efforts à ceux de leurs confrères des secteurs public et militaire, que ce soit pour accueillir ou prendre en charge les patients suspects ou positifs au Covid-19”.

article suivant

L'artiste marocain Abdeladim Chennaoui n'est plus