Fatiha Zemmouri en sol majeur

Des œuvres où la Terre se grippe en tournant. C’est ce que propose l’artiste qui ne cesse d’expérimenter des matériaux qu’elle esthétise à souhait. En évoquant des maux rongeant tout humaniste pratiquant, elle interpelle l’âme avec dextérité. Son cri plastique, “Intra-Muros”, se poursuit jusqu’au 4 mai au Comptoir des Mines à Marrakech.

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Landscape I, 2020 Technique mixte 200x250cm Crédit: DR

Un regard sec et juste. Une détermination à s’imposer hors des codes, à s’affirmer en roue libre, à crier le désaccord avec élégance et fermeté. L’approche est parfois ombrageuse, souvent revendicative et intransigeante. Que devons-nous en tirer ? Une intéressante qualité créative, une force fragile de la remise en cause. Elle questionne l’eau, la terre et le feu. Les matériaux utilisés par Fatiha Zemmouri se substituent à un langage où les langues se confondent, où une même clé prétend ouvrir toutes les portes. Ils peuvent, en revanche, buter sur l’incompréhension de ceux qui croient avoir tout compris. Chez l’artiste, il n’y a pas de plan d’attaque, encore moins de plan de retrait. Elle s’immerge dans un territoire hostile dans lequel elle doit s’armer des quatre nages pour se…

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