Mohcine Besri : “Quand j’ai quitté l’enseignement pour le cinéma, on m’a dit que j’étais fou”

Smyet bak ? Mohamed Ahmed. Smyet mok ? Laaziza. Nimirou d’la carte ? Je sors ma carte tout de suite, c’est le A331143. Ça commence bien, vous êtes coopératif… Il paraît que je n’ai pas le choix. Vous avez planté le décor de votre dernier long-métrage, Une urgence ordinaire, dans les abysses d’un hôpital public à Casablanca. Plusieurs histoires aussi terribles les unes que les autres s’y croisent, dont celle du jeune enfant Ayoub et son hémorragie cérébrale. Etes-vous sorti complètement désespéré après l’élaboration de ce film ? Désespéré ? Pas vraiment. Je suis une personne optimiste de nature et, dans mon film, je l’exprime pleinement. Je pense que notre pays dispose d’une richesse humaine énorme, qui semble échapper aux politiciens. Ils sont dans une vieille logique de ressources matérielles et fossiles, ce qui est absurde. Je vis en Suisse, un pays de six millions d’habitants, et à chaque fois je suis jaloux de voir que cette nation qui n’a ni pétrole ni gaz a réussi à avoir une économie bien portante. C’est le cas aussi…

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