ALE Maroc-Turquie, aux origines du mal

Moulay Hafid Elalamy a eu gain de cause : 
la Turquie a accepté de revoir l’ALE signé avec le Maroc. Cet accord de libre-échange étranglait l’économie marocaine car il avait été dès le départ mal négocié.

Par et

Le Premier ministre Driss Jettou et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, à Ankara le 7 avril 2004, un mois après la signature de l’ALE entre le Maroc et la Turquie. Le temps était encore au beau fixe entre les deux pays. Crédit: STR / AFP

Ou bien on trouve une solution, ou bien je décide d’arrêter cet accord.” Face aux députés de la Chambre des représentants, Moulay Hafid Elalamy prononce, le 10 février, une diatribe enflammée qui tranche avec son image d’homme d’affaires, certes redoutable, mais policée. En ligne de mire, l’Accord de libre-échange (ALE) signé entre le Maroc et la Turquie 16 ans plus tôt, le 7 mars 2004.

S’il s’avère nécessaire de déchirer l’accord avec la Turquie, je le déchirerai”

Moulay Hafid Elalamy
Lors de ma première rencontre avec la ministre du Commerce turque (Ruhsar Pekcan, ndlr), elle ne voulait pas entendre parler d’une révision de l’ALE. Alors, si c’est impossible pour elle, c’est aussi impossible pour moi de continuer.” Et de poursuivre sur un ton agressif : “S’il s’avère nécessaire de déchirer l’accord avec la Turquie, je le déchirerai.” Alors que le Maroc est lié par pas…

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