Fin des imams détachés en France : et si le Maroc avait encore une carte à jouer ?

Le président français Emmanuel Macron a annoncé le 18 février la fin du dispositif des imams détachés. Une décision qui pourrait inciter le Maroc à revoir sa stratégie diplomatique religieuse.

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Les imams détachés représentent près de 300 prédicateurs musulmans (dont 30 Marocains) exerçant en France, financés par leur pays d’origine en tant que fonctionnaires et dans le cadre d’accords bilatéraux. Crédit: François Nascimbeni/AFP

Dans un discours prononcé à Mulhouse le 18 février dernier, le président français Emmanuel Macron a annoncé la fin du dispositif des imams détachés, envoyés essentiellement par l’Algérie, la Turquie et le Maroc. Il entend ainsi mettre fin à ce qu’il qualifie d’islam consulaire”. La coopération religieuse franco-marocaine est-elle terminée ?

Opportunité marocaine

Rien n’est moins sûr pour Ahmed Sfaxi, chercheur en sciences de l’éducation spécialisé sur la formation des imams en France, qui estime que le Maroc pourrait avoir une carte à jouer. C’est que le Franco-Marocain Mohammed Moussaoui est non seulement le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), mais aussi le président de l’Union des mosquées de France, une organisation proche du Maroc et qui revendique près de 700 mosquées sur les 2.600 lieux de culte répertoriés.

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