Gel des échanges, la riposte de Sebta et Melilia

Suite à la fermeture par le Maroc des postes-frontières avec Sebta et Melilia pour le passage des marchandises, les deux enclaves espagnoles font front commun pour tenter de sortir de “l’asphyxie” économique. Elles viennent d’appeler Madrid à la rescousse, lui demandant de prendre des mesures restrictives à l’encontre du Maroc. Décryptage.

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Les présidents de Sebta et Melilia, Juan José Vivas (droite) et Eduardo de Castro (milieu), ont adressé le 17 février une lettre au Chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, pour lui faire part de leur inquiétude. Crédit: DR

Des mesures “fortes”. C’est ce qu’attendent les présidents de Sebta et Melilia, respectivement Juan José Vivas (PP, droite) et Eduardo de Castro (Cs, centre-droit), de la part du Chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez (PSOE, gauche), auquel ils ont adressé une lettre le 17 février pour lui faire part de leur inquiétude. Dans le document consulté par TelQuel, les deux villes affirment souffrir “d’une crise économique et sociale majeure” depuis la fermeture, en août 2018 pour Melilia et en octobre 2019 pour Sebta, des postes-frontières par lesquels transitaient des milliers de tonnes de marchandises. Cette décision, prise par Rabat — qui n’a jusque-là pas fourni d’explications officielles—, a eu d’importantes répercussions sur l’économie des deux présides. À Sebta par exemple, les porteurs de marchandises qui traversaient chaque jour la…

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