Violences sexuelles : briser la loi du silence

Depuis le 10 février, le collectif Masaktach publie sur les réseaux sociaux les témoignages anonymes de femmes victimes de violences sexuelles. Deux ans après l’adoption de la loi 103-13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, la parole se libère peu à peu. Mais l’accès à la justice est encore semé d’embûches.

Par

Le collectif Masaktach estime qu’il est nécessaire de libérer la parole des survivantes “parce que la peur doit changer de camp.” Crédit: Masaktach/Facebook

Mon violeur a pour initiales A.S. Sa famille possède l’un des plus grands groupes immobiliers du pays. L’incident s’est produit quand j’avais 15 ans”. Ainsi débute l’un des nombreux témoignages anonymes publiés depuis le 10 février sur la page Facebook du collectif Masaktach (“Je ne me tairai pas”).

“parce que la peur doit changer de camp, parce que la preuve des viols et des agressions est souvent difficile. (…) Dénoncez ces prédateurs qui agissent impunément, confortés par votre silence”

Masaktach
Fondé en 2018, il dénonce les violences et abus contre les femmes et la légitimation de la culture du viol au Maroc. Dans son appel à témoignages diffusé sur les réseaux sociaux, le collectif estime qu’il est nécessaire de libérer la parole des survivantes “parce que la peur…

article suivant

29 mars, 21h : 16 nouveaux cas d'infection confirmés, 479 au total