Les sombres éclats de Sanae Arraqas

La galerie casablancaise Shart reçoit jusqu’au 7 mars les nouvelles créations de la percutante artiste, “Promenade solitaire”. Des œuvres qui prennent aux tripes, un discours qui se déploie dans un étrange clair-obscur.

Par

"23h52", 2020, huile sur toile, 160/200cm. Crédit: DR

Ce petit bout de flamme appelée à luire est une artiste au regard profond et passablement mouillé. Trentenaire sur papiers, juvénile pratiquante, elle s’émancipe de curieux vécus qu’elle traîne comme pour dénoncer le sort ou le conjurer. Ses relations avec l’ambiant se font allégoriques et les rapports qu’elle réserve à la vie n’ont définitivement pas la douceur de la soie.

« 07h02 », 2020, huile sur toile, 160/200cm.Crédit: DR

Derrière un visage suggérant la joliesse, Sanae Arraqas jongle avec le sombre ample, cru et déroutant. “Je partage tout, même le négatif qui sommeille en moi”, dit-elle en arborant un sourire Ultra Bright. Seulement, ce “négatif” s’enveloppe de rappels à l’ordre, de mises en garde ; le quotidien n’étant que le fragment d’un cheminement, long ou pas. Dans “Promenade solitaire”, nous sommes exposés au crépuscule de la vie, à l’aurore de la…

article suivant

Le doctorat fait-il encore rêver ? Regards croisés entre le Maroc et la France